Viticulture conventionnelle : productivité et contrôle phytosanitaire
Modèle dominant du XXe siècle, la viticulture conventionnelle vise avant tout la productivité et la limitation des risques sanitaires. Elle est marquée par l’utilisation de produits de synthèse (engrais, pesticides, fongicides). Selon l’OIV (Organisation internationale de la vigne et du vin), jusqu’à 80 % des vignes mondiales sont encore conduites selon ce mode, bien qu’en recul depuis une dizaine d’années (source : OIV).
- Objectifs : productivité élevée, homogénéité des rendements, maîtrise des maladies (mildiou, oïdium, botrytis, etc.).
- Intrants utilisés : engrais chimiques, désherbants, insecticides, fongicides de synthèse.
- Impact sur le vin : la santé des raisins est généralement assurée, mais une vigne poussée artificiellement tend à donner des vins moins typés, parfois standardisés. Les sols appauvris en vie microbienne peuvent atténuer la notion de terroir.
Les analyses de l’IFV (Institut français de la vigne et du vin) indiquent que la viticulture conventionnelle ralentit la résilience des sols et augmente la dépendance aux traitements chimiques. On observe également une baisse de la biodiversité, ce qui a un effet indirect sur la singularité aromatique des vins (IFV).
