Comprendre le contexte historique de l’utilisation des engrais chimiques en Languedoc
La région du Languedoc, vaste mosaïque de paysages viticoles, a connu des évolutions majeures dans ses pratiques culturales depuis le XIXe siècle. Dès les années 1960-1970, l’essor de la chimie agricole a bouleversé les habitudes des vignerons locaux. Pour répondre à une demande de rendement et de régularité des productions, l’apport d’engrais minéraux – azote, phosphore, potassium – est devenu la norme dans de nombreuses exploitations.
Ce recours s’explique notamment par la volonté d’augmenter la vigueur des vignes, c’est-à-dire leur capacité à croître rapidement, produire beaucoup de bois et de feuilles, et, potentiellement, à donner une grande quantité de raisins.
- Années 1980 : selon l’INRAE, plus de 50 % des surfaces viticoles du Languedoc étaient fertilisées de façon conventionnelle (source : INRAE, Dossier Fertilisation 2021).
- Années 2000 : une baisse progressive des apports est observée, notamment sous l’impact des nouvelles réglementations (nitrates, Directive Cadre Eau) et de la prise de conscience environnementale.
Mais quels sont réellement les effets de ces engrais sur la vigueur des vignes languedociennes ?
